Jules Laforgue, Ultimi versi (trad. di Francesca Del Moro)

Jules Laforgue, Ultimi versi
Introduzione, traduzione, note critiche, bibliografia
a cura di Francesca Del Moro
Marco Saya Editore, 2020

Considerare il testo poetico come ‘corpo sonoro’ è, nella dialettica permanente, dinamica e mai pacificata, di azzardo e resa, che si manifesta nella traduzione, così come nella scelta degli approcci strategici all’atto del tradurre, un punto di partenza al quale è arduo tener fede, tanto più quando, come nel caso dei Derniers Vers di Jules Laforgue, il testo originale, nella sua interezza, incarna letteralmente questa concezione: poesia “anarchica”, come la definisce Francesca Del Moro nell’appassionata Introduzione, poesia caratterizzata da una spiccata innovazione formale, come ricorda Fabio Regattin nell’ampia Postfazione che ricostruisce anche la storia della ricezione e delle traduzioni precedenti di Jules Laforgue in Italia; veri e propri “ultimi versi”, anche nel loro scaturire da un’incursione, uno slancio oltre le “colonne d’Ercole” della composizione poetica.
Francesca Del Moro considera il testo poetico come corpo sonoro, sempre, e da questo presupposto ‘olistico’, che non riduce, non si limita a parafrasare, ma abbraccia, percepisce e rende il componimento poetico nella sua architettura e nella sua musicalità, prende le mosse, si sviluppa e si realizza una traduzione che Fabio Regattin definisce a ragione “necessaria”, documento e dono che si manifesta, a sua volta, come ragguardevole ‘corpo sonoro’.

© Anna Maria Curci

 

L’Hiver qui vient*

Blocus sentimental ! Messageries du Levant !…
Oh, tombée de la pluie ! Oh, tombée de la nuit !
Oh, le vent !…
La Toussaint, la Noël et la Nouvelle Année,
oh, dans les bruines, toutes mes cheminées !…
d’usines…

On ne peut plus s’asseoir, tous les bancs sont mouillés ;
crois-moi, c’est bien fini jusqu’à l’année prochaine,
tant les bancs sont mouillés, tant les bois sont rouillés,
et tant les cors ont fait ton ton, ont fait ton taine !…

Ah, nuées accourues des côtes de la Manche,
vous nous avez gâté notre dernier dimanche.

Il bruine ;
dans la forêt mouillée, les toiles d’araignées
ploient sous les gouttes d’eau, et c’est leur ruine.
Soleils plénipotentiaires des travaux en blonds Pactoles
des spectacles agricoles,
où êtes-vous ensevelis ?
Ce soir un soleil fichu gît au haut du coteau
gît sur le flanc, dans les genêts, sur son manteau,
un soleil blanc comme un crachat d’estaminet
sur une litière de jaunes genêts
de jaunes genêts d’automne.

Et les cors lui sonnent !
Qu’il revienne…
qu’il revienne à lui !
Taïaut ! Taïaut ! et hallali !
Ô triste antienne, as-tu fini !…
Et font les fous !…
Et il gît là, comme une glande arrachée dans un cou,
Et il frissonne, sans personne !…

Allons, allons, et hallali !
C’est l’Hiver bien connu qui s’amène ;
oh ! les tournants des grandes routes,
et sans petit Chaperon Rouge qui chemine !…
Oh ! leurs ornières des chars de l’autre mois,
montant en don quichottesques rails
vers les patrouilles des nuées en déroute
que le vent malmène vers les transatlantiques bercails !…

Accélérons, accélérons, c’est la saison bien connue, cette fois
et le vent, cette nuit, il en a fait de belles !
Ô dégâts, ô nids, ô modestes jardinets !
Mon cœur et mon sommeil : ô échos des cognées !…

Tous ces rameaux avaient encor leurs feuilles vertes,
les sous-bois ne sont plus qu’un fumier de feuilles mortes ;
feuilles, folioles, qu’un bon vent vous emporte
vers les étangs par ribambelles,
ou pour le feu du garde-chasse,
ou les sommiers des ambulances
pour les soldats loin de la France.

C’est la saison, c’est la saison, la rouille envahit les masses,
la rouille ronge en leurs spleens kilométriques
les fils télégraphiques des grandes routes où nul ne passe.

Les cors, les cors, les cors – mélancoliques !…
mélancoliques !…
S’en vont, changeant de ton,
changeant de ton et de musique,
ton ton, ton taine, ton ton !…
Les cors, les cors, les cors !…
S’en sont allés au vent du Nord.

Je ne puis quitter ce ton : que d’échos !…
C’est la saison, c’est la saison, adieu vendanges !…
Voici venir les pluies d’une patience d’ange,
adieu vendanges, et adieu tous les paniers,
tous les paniers Watteau des bourrées sous les marronniers,
c’est la toux dans les dortoirs du lycée qui rentre,
c’est la tisane sans le foyer,
la phtisie pulmonaire attristant le quartier,
et toute la misère des grands centres.

Mais, lainages, caoutchoucs, pharmacie, rêve,
rideaux écartés du haut des balcons des grèves
devant l’océan de toitures des faubourgs,
lampes, estampes, thé, petits-fours,
serez-vous pas mes seules amours !…
(Oh! et puis, est-ce que tu connais, outre les pianos,
le sobre et vespéral mystère hebdomadaire
des statistiques sanitaires
dans les journaux ?)

Non, non ! C’est la saison et la planète falote !
Que l’autan, que l’autan
effiloche les savates que le Temps se tricote !
C’est la saison, oh déchirements ! c’est la saison !
Tous les ans tous les ans,
j’essaierai en chœur d’en donner la note.

* Prima pubblicazione: La Vogue, 16 agosto 1886.

L’inverno che viene

Messaggerie d’oriente! Blocco del sentimento!…
Oh, cade la pioggia! Oh, cala la notte!
Oh, il vento!…
Ognissanti, Natale, San Silvestro,
oh, le mie ciminiere d’officina!…
nella pioggerellina…

Non puoi più sederti, è bagnata ogni panchina;
credimi, fino all’anno prossimo è tutto finito,
ogni panchina è bagnata, ogni bosco è arrugginito
e il ton ton ton ten dei corni ci ha avvertito!…

Ah, nuvole accorse dalle coste della Manica,
ci avete rovinato la nostra ultima domenica.

Scende una pioggerellina;
nella foresta bagnata, le ragnatele s’inclinano
sotto le gocce d’acqua e rovinano.
Soli plenipotenziari dei lavori in Pattoli dorati
degli spettacoli d’agricoltura,
dove siete sprofondati?
Stasera un sole malconcio giace in cima all’altura
tra le ginestre d’autunno, giace sul fianco,
sul suo manto, un sole bianco
come uno sputo al cabaret
sopra un letto di gialle ginestre.

E per lui suonano i corni!
Che ritorni…
che ritorni in sé!
Dalli! Dalli! E hallalì!
Non finisci qui, o triste melodia?
E suonano in preda alla pazzia!…
E, come una ghiandola strappata dal collo, giace lì,
senza nessuno, il Sole in agonia!…

Hallalì, andiamo, andiamo!
Ecco l’Inverno che ben conosciamo;
ecco le svolte di ogni grande via
e senza Cappuccetto Rosso che fa il suo percorso!…
Oh! i solchi dei carri del mese scorso
salenti in donchisciotteschi binari all’armata
di nubi percosse dal vento in ritirata
verso transatlantici ovili, stavolta è la stagione,
la ben nota stagione, in fretta, in fretta!…

E quante ne ha fatte il vento la notte passata!
O modesti giardinetti, o nidi, o devastazione!
Il mio cuore e il mio sonno: o echi dell’accetta!…

Ogni albero sfoggiava il suo verde fogliame
ma ormai i sottoboschi son ridotti a letame
di foglie morte. Foglie, foglioline,
un buon vento vi accompagni agli stagni, a schiere,
per il fuoco del guardacaccia o le brandine
d’ambulanza per i soldati nelle terre straniere.

È la stagione, è la stagione, la ruggine invade ogni massa,
la ruggine rode la chilometrica apatia
dei fili telegrafici di strade maestre dove nessuno passa.

I corni, i corni, i corni – pieni di malinconia!…
pieni di malinconia!…
Se ne vanno mutando tono,
mutando musica e suono,
ton ton, ton ten, ton ton!…
I corni, i corni, i corni sono andati via
con il vento del Nord.

È la stagione, è la stagione! Che echi! E io
non lascerò più questo tono. Vendemmie addio!…
Ecco venire le piogge come angeli pazienti,
addio vendemmie e addio a ogni cesta,
ogni cesta Watteau nei castagneti in festa.
È la tosse che torna ai dormitori degli adolescenti,
è la tisana senza il focolare,
il quartiere funestato dalla tisi polmonare,
e tutta la miseria delle grandi città.

Oh lane, gomme, farmacia, fantasticheria,
ringhiere di terrazzi con le tende scostate,
davanti all’oceano dei tetti di periferia,
lampade, stampe, biscotti, tè,
non sarete voi gli unici amori per me!…
(Oh, e a parte i pianoforti, cosa si sa
del sobrio e serale mistero settimanale
delle statistiche della sanità
pubblicate sul giornale?)

No, no! È la stagione e il pianeta insano!
Che l’altano, l’altano
sfilacci le ciabatte sferruzzate dal tempo!
È la stagione, è la stagione! oh tormento!
Ogni anno, ogni anno io tento
di darne col canto intendimento.

 

Dimanches**

C’est l’automne, l’automne, l’automne,
le grand vent et toute sa séquelle
de représailles ! et de musiques !…
Rideaux tirés, clôture annuelle,
chute des feuilles, des Antigones, des Philomèles :
mon fossoyeur, Alas poor Yorick !
les remue à la pelle !…

Vivent l’Amour et les feux de paille !…

Les Jeunes Filles inviolables et frêles
descendent vers la petite chapelle
dont les chimériques cloches
du joli joli dimanche
hygiéniquement et élégamment les appellent.

Comme tout se fait propre autour d’elles !
Comme tout en est dimanche !

Comme on se fait dur et boudeur à leur approche !…

Ah ! moi, je demeure l’Ours Blanc !
Je suis venu par ces banquises
plus pures que les communiantes en blanc…
Moi, je ne vais pas à l’église,
moi, je suis le Grand Chancelier de l’Analyse,
qu’on se le dise.

Pourtant ! pourtant ! Qu’est-ce que c’est que cette anémie ?
Voyons, confiez vos chagrins à votre vieil ami…

Vraiment ! Vraiment !
Ah ! Je me tourne vers la mer, les éléments
et tout ce qui n’a plus que les noirs grognements!

Oh ! que c’est sacré !
et qu’il y faut de grandes veillées !

Pauvre, pauvre, sous couleur d’attraits !…

Et nous, et nous,
ivres, ivres, avant qu’émerveillés…
Qu’émerveillés et à genoux !…

Et voyez comme on tremble
au premier grand soir
que tout pousse au désespoir
d’en mourir ensemble !

Ô merveille qu’on n’a su que cacher !
Si pauvre et si brûlante et si martyre !
Et qu’on n’ose toucher
qu’à l’aveugle, en divin délire !

Ô merveille,
reste cachée idéale violette,
l’Univers te veille,
les générations de planètes te tettent,
de funérailles en relevailles !…

Oh, que c’est plus haut
que ce Dieu et que la Pensée !
Et rien qu’avec ces chers yeux en haut,
tout inconscients et couleurs de pensée !…
Si frêle, si frêle !
Et tout le mortel foyer,
tout, tout ce foyer en elle !…

Oh, pardonnez-lui si, malgré elle,
et cela tant lui sied,
parfois ses prunelles clignent un peu
pour vous demander un peu
de vous apitoyer un peu !

Ô frêle, frêle et toujours prête
pour ces messes dont on a fait un jeu
penche, penche ta chère tête, va,
regarde les grappes des premiers lilas,
il ne s’agit pas de conquêtes, avec moi,
mais d’au-delà !

Oh ! puissions-nous quitter la vie
ensemble dès cette Grand’messe,
écœurés de notre espèce
qui bâille assouvie
dès le parvis !…

** Questi versi sono stati inizialmente pubblicati su La Vogue il 30 agosto 1886, in una versione completamente diversa. La versione qui pubblicata è apparsa per la prima volta nella raccolta Derniers Vers a cura di E. Dujardin e F. Fénéon.

Domeniche

È l’autunno, l’autunno, l’autunno,
il gran vento con le sue avvisaglie
di musica! e di rappresaglie!…
Chiusura annuale, tende tirate,
foglie, Antigoni e Filomele precipitate:
il mio becchino, Alas poor Yorick!
ne rimesta a palate!…

Viva i fuochi di paglia e gli amori!…

Ogni inviolabile e fragile Signorina
scende nella cappellina
le cui campane chimeriche
delle belle, belle domeniche
la chiamano, eleganti e igieniche.

Com’è tutto pieno di decoro!
Com’è tutto domenica intorno a loro!

Com’è tutto scontroso e duro quando appaiono!…

Ah, ma io resto l’Orso Bianco!
Sono venuto da questi ghiacci
più puri delle comunicanti in bianco…
Io in chiesa non ci vado mai,
io sono il Gran Cancelliere
dell’Analisi, lo dovreste sapere.

Su! Su! Cos’è quest’anemia?
Via, dite a un vecchio amico i vostri guai…

Suvvia! Suvvia!
Ah! Mi volgo al mare e agli elementi
e a tutto ciò che leva solo neri lamenti!

Oh! è sacrosanto!
e che lunghe serate dovranno passare!

Poverino, poverino, col pretesto di conquistare!…

E noi, e noi frattanto,
ebbri, ebbri prima che meravigliati…
Meravigliati e inginocchiati!…

Vedete come si è intimoriti
nella prima grande sera
quando tutto ci dispera
di morirne uniti!

O meraviglia, abbiamo solo saputo celarti!
Così misera martire e ardente!
Alla cieca, in un divino delirio solamente
oseremmo toccarti!

O meraviglia,
resta celata violetta ideale,
l’Universo ti veglia, al seno sfami i pianeti tuoi figli
per generazioni, di funerale in natale!…

Oh! Quanto è più elevato
di questo Dio e del Pensiero!
E basta il caro sguardo sollevato
così incosciente e color del pensiero!…
È fragile, è fragile davvero!
E tutto il focolaio funereo,
tutto, tutto il focolaio in lei!…

Oh, perdonatela se ogni tanto
suo malgrado – le sta d’incanto! –
sbatte le ciglia un po’
per chiedervi un po’
di impietosirvi un po’!

O fragile, fragile, che sempre ti affretti
a queste messe ormai mutate in gioco, va,
china gli occhi diletti
guarda i grappoli dei primi lillà,
non conquiste in me troverai
ma l’Aldilà!

Oh! potessimo lasciare insieme la vita
quando la Grande Messa sarà finita,
nauseati dall’umana schiatta
che dal sagrato sbadiglia soddisfatta!…

 

Una poesia anarchica

La nascita della poesia di Jules Laforgue si può collocare intorno al 1880, nell’ambito della crisi aperta in Francia dalla guerra perduta contro la Prussia e la repressione della Comune, in un’epoca segnata da un generale scoramento e dalla perdita della fede religiosa. Sono gli anni in cui in filosofia si affermano il determinismo storico di Hyppolite Taine e l’evoluzionismo darwiniano e spenceriano, e la narrativa vede il trionfo del naturalismo, con le opere di Zola, dei Goncourt e di Maupassant.
Per contro, la poesia muove in direzione di una nuova mistica estetica, guardando al modello di Baudelaire, in particolare per quanto riguarda la contrapposizione tra la vita materiale e gli ideali della Bellezza e dell’Arte. Nel campo delle arti figurative, l’impressionismo celebra la soggettività dell’artista, la sua capacità di cogliere la bellezza della vita nell’attimo effimero della luce e del colore.
È nel contesto, qui sommariamente descritto, che si situano i primi esperimenti poetici di Jules Laforgue. In una lettera del dicembre 1881 all’amico Charles Henry, così il poeta evoca i suoi esordi: «Dopo aver amato le trattazioni eloquenti, poi Coppée, poi Baudelaire, divento (come forma), discepolo di Kahn e Mallarmé». A questi riferimenti va poi aggiunta la sua predilezione per quella che si può definire poesia di pensiero, e in particolare per le opere di Sully Proudhomme, che guardano alla scienza e alla filosofia, e per lo psicologismo lirico di Paul Bourget, dedicatario di Les Complaintes.
La mole di appunti che si ritrova tra gli inediti di Laforgue testimonia uno studio accanito della filosofia, che prende avvio da Taine per poi affrontare Spinoza, Hegel, Schelling, Spencer. Approfondendo al contempo anche il pessimismo di Leopardi (che omaggia con un’imitazione di La sera del dì di festa, dal titolo Soir de Carnaval, nella raccolta Le Sanglot de la Terre), Laforgue
muove in direzione di una piena consapevolezza del male di vivere e, attingendo alla filosofia di Karl Robert Eduard von Hartmann, individua nella fatalità il motore ultimo di tutte le cose. Il giovane poeta è in particolare affascinato dall’idea dell’Uno-Tutto e dal pessimismo di matrice schopenhaueriana di Hartmann, che prospetta l’autoannientamento dell’umanità quale via d’uscita dall’infelicità universale. Hartmann, così come, in misura minore, Schopenhauer, ispirano a Laforgue un’angoscia esistenziale e cosmica che egli rovescia in umorismo stoico.
Il pessimismo di Laforgue non risparmia il rapporto tra i sessi: da un lato il poeta ha orrore della carne asservita alla riproduzione, con l’ipocrita benedizione del matrimonio borghese, dall’altro diffida dell’Ideale, ingannevole miraggio parimenti funzionale a garantire la sopravvivenza della specie. Ciò nonostante, confessa a più riprese il proprio bisogno d’amore, denunciando in versi mordaci l’infrangersi del sogno di una comunione di anime che la realtà smentisce costantemente. L’estraneità tra i sessi, all’epoca particolarmente accentuata dalle convenzioni sociali e dalla moda, tormenta il poeta portandolo a vagheggiare, in maniera piuttosto contraddittoria, da un lato le involontarie Vestali dell’Ideale, dall’altro una utopistica eguaglianza che spogli la donna della sua veste d’angelo e la faccia compagna, sorella dell’uomo.
Se anche Verlaine, Mallarmé e Rimbaud appaiono influenzati dal pessimismo, dal naturalismo e dal positivismo che permeano la loro epoca, Laforgue va oltre nella misura in cui li pone, dialetticamente, al centro della propria opera.
Della sua crisi filosofico-religiosa, avvenuta nel 1879, si trova traccia in alcune lettere e in un appunto incluso nei Mélanges Posthumes: «Credevo. Poi, brusca lacerazione. Due anni di solitudine nelle biblioteche, senza amore, senza amici, la paura della morte. Notti a meditare in un’atmosfera da Sinai». Emblematica in tal senso è anche la riflessione riguardante il progetto per il libro di poesie pubblicato l’anno dopo, Le Sanglot de la Terre: «La storia, il diario di un parigino del 1880 che soffre, dubita e arriva al niente e tutto questo in un’ambientazione parigina, i tramonti, la Senna, gli acquazzoni… e tutto questo in una lingua d’artista, scavata e moderna, incurante dei codici del gusto, senza paura del crudo, del forsennato, delle sfrenatezze cosmologiche, del grottesco, ecc.»
Malgrado la sua adesione allo scientismo positivista, Laforgue non perderà mai quella che egli stesso, in una lettera all’amica Madame Mültzer della fine del marzo 18826, definisce “una nevrosi
religiosa” spesso all’origine di slanci cristiano-buddistici: «Una nevrosi religiosa, ero credente. Dopo due anni, non lo ero più. Sono un pessimista mistico. Le vetrate di Notre-Dame mi hanno spesso reso malato. Per cinque anni ho giocato all’asceta, al piccolo Budda, con due uova e un bicchiere d’acqua al giorno e cinque ore di biblioteca».
Il pessimismo di Laforgue avrebbe potuto facilmente dare esiti patetici o retorici, ma ben presto questo rischio viene scongiurato dall’ironia, che si inietta nei temi chiave della sua opera, dal nichilismo alla religiosità conflittuale, dall’anelito all’amore assoluto alla predilezione per la luna, i tramonti e per le vetrate e i rosoni delle cattedrali.
L’ironia nasce anche dal cortocircuito tra visioni cosmiche da una parte e scorci naturali e urbani dall’altra, tra richiami ‘alti’ alla mitologia e alla letteratura e scene ‘basse’ con personaggi quotidiani e interni salottieri. Bruschi salti di registro seguono l’andirivieni tra microcosmo e macrocosmo, in un continuo restringersi e allargarsi dello sguardo, in cui il poeta esprime il suo sentirsi impotente e insignificante granello di polvere nell’Uno-Tutto. Dalla perdita della fede scaturiscono tirate filosofeggianti, alternate a sferzate di sarcasmo controbilanciate dagli slanci affettivi verso la Terra e il Cosmo, nonché verso gli esseri umani, creature effimere tra le quali si vagheggia un legame fraterno. Ed è proprio l’individuo nella sua unicità e piccolezza a porsi al cuore dei versi di Laforgue, preferito al Bello e all’Uomo assoluto, come si legge in un appunto incluso nei Mélanges Posthumes: «Io creatura effimera, essere effimero sono più interessante di un eroe assoluto, così come io, uomo vestito, creatura effimera, sono più interessante di un nudo modello scultoreo».
E in questo universo insensato, popolato da esseri insignificanti, di tanto in tanto si affaccia un Dio artefice e testimone incurante del male, un Dio che, pur negato dalla ragione, è al tempo stesso sofferto in quanto inganno, tradimento, assenza. Così, in quello che Sergio Solmi definisce «insieme candido e raffinato opéra mondano-metafisico», visioni cosmiche e tirate filosofiche si alternano a banalità e luoghi comuni, mentre le analogie e le allitterazioni tipiche del simbolismo convivono con gli iati, le dissonanze e i giochi di parole e le asperità del naturalismo si ritrovano fianco a fianco con slanci sentimentali e confessioni a mezza voce.
Le fratture e le inserzioni di elementi dissonanti nello stesso componimento, la frizione tra i termini incongrui della metafora, la creatività linguistica all’origine di molti neologismi (ombeliscal,
omniversel, orphélinisme, spleenuosité, sangsuelles, violupté, eternullité, feu-d’artificer, s’in-Pan-filtrer), nonché la frammentazione dovuta all’incalzare delle interrogazioni ed esclamazioni sono senz’altro frutto di un instancabile gioco intellettuale. Pertanto, nelle cadute di tono e di stile di Laforgue è lecito riconoscere, come afferma Sergio Solmi, l’abilità del clown, che ruzzola proprio per far apprezzare il suo talento ginnico nel rialzarsi, un clown che sa divertire e nondimeno, come il Pierrot tanto amato dal poeta, è capace di dolcezza e commozione.
Sul piano lessicale, la ricerca di espressività porta Laforgue a sfoggiare un variegato vocabolario comprendente termini propri dei linguaggi settoriali – dalla filosofia alla medicina, dalla scienza al giornalismo – senza rinunciare a espressioni popolaresche e gergali. Questa varietà, che comprende il frequente ricorso a neologismi e combinazioni lessicali, segna una decisa rottura non soltanto con le poetiche classiche e quelle parnassiane ma anche con il coevo simbolismo.
Per contro, una simile fibrillazione linguistica si inserisce in una forma metrica che va man mano facendosi sempre più rigorosa, con una ricerca di effetti da ‘chitarrista’ e da ‘virtuoso’ come il poeta stesso si autodefinì nella già citata lettera a Madame Mültzer della fine del marzo 1882. Fin dalle Complaintes, l’alternanza di metri diversi in uno stesso componimento e spesso nella stessa strofa si pone come sprezzatura, mentre il virtuosismo metrico si esprime spaziando tra le forme più svariate, dall’imitazione delle rondes infantili fino alla parodia metrico-fonica (come, nella Complainte du Vent qui s’ennuie la nuit, quella del baudelairiano Jet d’eau). La rima figura unicamente come “pour l’oreille” sfumando talora nell’assonanza e
serbando l’accordo maschile-femminile seppur secondo schemi piuttosto complicati.
E la rima rimarrà, come residuo più resistente delle vecchie forme esplose, negli ultimi versi di Jules Laforgue, che segnano per lui l’avvio di un percorso cruciale, purtroppo destinato a essere
subito stroncato.

(dall’Introduzione di Francesca Del Moro)

 

DUE PAROLE SULLA TRADUZIONE

Devo riuscire a ottenere la rima tra ‘gabbiani’ e ‘turbolenti’. Scrivo le due parole su un foglio e lo batto con un martello. So che a forza di battere riuscirò a ottenere la rima tra queste due parole.

Luigi Malerba, Diario di un sognatore

Rimare o non rimare, questo è il problema. Se sia più nobile contorcersi in funambolismi verbali e acrobazie del pensiero, mescolare le parole e poi riunirle in un nuovo ingegnoso puzzle oppure arrendersi all’evidente difformità sonora tra le lingue e, teorizzando qualche filosofia contro la rima tradotta, porre fine a essa.
O forse non è questo il problema. Riuscirci o non riuscirci. Io non so se ci sono riuscita appieno ma ci ho provato. Rimario alla mano, thesaurus elettronico in margine allo schermo, la mia mente ha fatto capriole, a volte ruzzolando malamente. Ma poi si è sempre, credo, rialzata con una certa dignità. Alla fine, la rima ti obbliga a considerazioni enigmistiche che sulle prime sembrano nemiche di immaginazione e ispirazione. In definitiva, di tutto ciò con cui si tende a identificare l’essenza della poesia. Così il traduttore araldo del verso libero fa di necessità virtù ed è pronto a rinunciare al fastidio della rima, per salvaguardare il più possibile lo spirito dell’opera ed essere quanto mai vicino alla lettera. Ma come dire che la rima è un inutile orpello e scegliere una strada diversa e invero la più frequentata rispetto a quella che serpeggia tra le sue trappole? Come scegliere questa strada se il poeta stesso ha percorso l’altra? Se ha dovuto piegare i suoi versi ai vincoli sonori liberamente assunti? Magari rinunciando alla parola che avrebbe preferito, che gli era per prima venuta alla mente felicemente ma che non rimava?
Parlando dei suoi ultimi versi, Laforgue stesso disse di aver dimenticato la rima. Ed è vero, ma solo qualche volta. La rima è quasi ovunque presente, è una rima libera che si fa beffe di qualsiasi schema fisso, coronamento di versi, quelli sì che, infischiandosene di ogni misura, si sbizzarriscono nelle lunghezze e nei ritmi più disparati. Una rima dispettosa che in rari casi si maschera dietro le assonanze, che a volte sparisce per poi ricomparire magari all’interno di un verso, magari tra parole uguali. La rima c’è, e se c’è ha una sua ragione. Si tratta forse dell’ultimo baluardo di una forma che si vuole esplosa, delle macerie di vecchi alessandrini incasellati in griglie sonore da cui sono schizzati fuori versi tesi e rilasciati come elastici, mescolanze di suoni in nuove musicali combinazioni, ricche di echi e dissonanze. Le poesie di Laforgue nascono da una deflagrazione: delle vecchie forme non restano che le rime, a volte e solo a volte scordate, dei metri rimangono macerie e il suono si sposa a una sintassi paratattica, esclamativa, vocativa, allo scorrere frammentario del pensiero.
Come riuscire a ricreare tutto questo combattendo contro le parole che si prendono gioco dei principi traduttivi, dei vocabolari, dei rimari? Ho provato a conservare nella traduzione tutti i caratteri salienti che ho riconosciuto in questi ultimi versi dell’opera di Laforgue: ho mantenuto la rima seguendola nei suoi giochi, ho ricreato assonanze e allitterazioni, ho lasciato alternare versi brevi e lunghi, ho fatto convivere momenti alti con espressioni brusche e colloquiali. Ho tentato di assecondare le giravolte dello stile, a tratti enfatico a tratti dimesso, mantenendo esclamazioni, puntini di sospensione, espressioni prosastiche o auliche, giochi di parole, cadute seguite da impennate di tono. Soprattutto per risolvere i problemi posti dalla rima ho inserito qualche enjambement, col pretesto della sua appartenenza alla tradizione poetica italiana, e a volte mi sono concessa qualche trucco (le cosiddette zeppe, ovvero l’aggiunta di parole non troppo pregnanti e comunque in linea con la poetica dell’autore) e qualche deviazione in termini lessicali. È stato questo il prezzo da pagare per la scelta che ho compiuto in partenza: piccoli tradimenti, in cui spero si riconosca la fedeltà allo spirito dell’autore, alla sua cifra stilistica, in definitiva al valore della sua poesia, di cui ho cercato di restituire ogni aspetto.
Analizzate verso per verso, con il francese a fronte, le mie traduzioni prestano il fianco senz’altro a obiezioni e a soluzioni più vicine all’originale sul piano del lessico e della sintassi, ma queste sarebbero attuabili solo al prezzo della rinuncia a rimare, la qual cosa, essendo la rima appunto estesa a quasi tutti i versi, con rarissime eccezioni, renderebbe il tradimento continuo e regolare, fino a farne una vera e propria relazione parallela. Pur riportata come è consuetudine a fronte dell’originale, questa traduzione non è da intendersi come ausilio alla lettura del francese ma come opera leggibile e (si spera) apprezzabile in sé. Essendo la suddivisione strofica dei Derniers Vers molto libera, e non riconducibile a uno schema rigoroso, in alcuni casi il numero di versi delle strofe italiane è diverso da quello delle corrispondenti francesi. Tale difformità risponde, di volta in volta, alla necessità di salvaguardare aspetti a mio parere più rilevanti. Ciò può rendere complicata una comparazione tra le due versioni ma non è questo lo scopo del mio lavoro, che invita a leggerle autonomamente (chi le voglia confrontare per ravvisare le pecche della traduzione subirà già la mia piccola vendetta nella fatica in più che questa operazione gli richiederà).
Alla fine, in ogni traduzione inevitabilmente qualcosa si serba e qualcosa si perde. Sono consapevole di quanto la mia posizione possa apparire reazionaria al giorno d’oggi, in cui è ormai consolidata la pratica di tradurre in versi liberi componimenti rimati o strutturati secondo uno schema metrico rigoroso. Una consuetudine che mi lascia alquanto perplessa: in una fase storica
in cui si tende sempre più a porre l’accento sulla poesia come forma, arrivando talvolta a negare qualsiasi valore ai contenuti, è proprio un elemento formale così cruciale, come la scansione metrico-ritmica, che il più delle volte si preferisce sacrificare in toto traducendo. Il mio lavoro è frutto di una direzione che parte dall’analisi dell’opera e persegue l’obiettivo di rispettare tutti gli aspetti riscontrati, senza tralasciare nessun elemento che la descriva, che la investa nella sua globalità. Perdendo semmai qualcosa, o aggiungendo, compensando, in luoghi particolari.
Queste traduzioni sono il risultato di passione e sforzo, di riflessione e qualche azzardo. Mi auguro che, dovunque sia, Jules Laforgue non mi sbeffeggi più di tanto. Ma, tutto sommato, non posso sperare di salvarmi dal sarcasmo che lui non risparmiava neppure a sé stesso.
La traduzione fa riferimento all’originale francese dei Derniers Vers contenuto nel volume curato da Claude Pichois per Armand Colin.

Francesca Del Moro

 


Jules Laforgue, Ultimi versi, Introduzione, traduzione, note critiche, bibliografia a cura di Francesca Del Moro, Postfazione di Fabio Regattin, Marco Saya Editore, Collana “La Costante di Fidia” diretta da Sonia Caporossi,  2020

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